À voir aussi sur Yagg, une série d'animation sur un super-héros travesti, Captain Cross Dresser, les 30 premières secondes de la dernière saison de The L Word, le guide télé de la semaine, la revue de web quotidienne et son best of hebdo, toute une semaine spécial 1er décembre, des vidéo buzz en veux-tu en voilà… Bref largement de quoi vous occuper tout le week-end!
C'est samedi, nous bossons tous comme des malades depuis le 4 novembre, donc aujourd'hui, le contenu de Yagg est un peu plus light. Mais pas de panique, il y a quand même largement de quoi faire:
Le guide télé de la semaine (22-28 novembre): La Chatte sur un toit brûlant, Ça se discute, Face au sida, Flesh, Angels in America, etc. Avec plein de vidéos, évidemment.
Irez-vous à la manifestation anti-Vanneste ce soir à Paris? C'est la question que nous posons dans ce sondage.
Et vous pouvez désormais suivre Yagg sur Twitter. À bientôt!
Ah, et au fait, si vous commencez à vous prendre la tête sur ce que vous allez bien pouvoir offrir à Noël, faites un tour sur le site de B.O.P.E. Vous y trouverez des idées franchement belles et utiles (sinon à vous tout au moins à ceux qui en sont à l'origine) et originales et tout ce qu'on aime, quoi! Et B.O.P.E est aussi sur Twitter, bien sûr.
Généralement, c'est l'été que sont adoptées les lois que les pouvoirs publics veulent faire passer derrière notre dos. Là, c'est l'élection américaine qui a masqué un débat essentiel. Tout est expliqué dans cette vidéo de Mediapart:
Vanneste blanchi: "Dans un monde homophobe, personne ne vous entend crier", par Xavier Héraud, de Yagg
Christian Vanneste sur BFMTV: "Mon point de vue est purement abstrait et philosophique"
Affaire Vanneste: Les réactions en série: HES, Alain Piriou, Éric Fassin, Act Up-Paris, GayLib et de Noël Mamère, les associations homos contre-attaquent
People: Elton John n'est pas pour le mariage des couples homos
Et la revue de web, avec "Clara Sheller" en ligne, La Barbe au Mondial de l'auto, LiLo et Sam à Paris, "Grey's Anatomy" cartonne, un super-héros gay au cinéma, etc.
Depuis quelques jours, je suis Yagg à fond, même B.O.P.E en pâtit. Si vous n'êtes pas encore allé-e jeter un œil, voici quelques titres, en espérant que vous les trouverez alléchants!
La première version de Yagg est en ligne! J'ai vécu le lancement à distance mais en direct, merci à Xavier, Christophe et Yannick. Pour l'instant, techniquement, c'est un blog, mais cela va évoluer. Le contenu est pro, n'en doutez pas. N'attendez plus, rendez-vous sur Yagg.com et découvrez nos premiers articles!
Fiction ou réalité? Les scénaristes de The West Wing (À la Maison blanche, en VF, actuellement diffusée sur Série Club) se sont inspirés de Barack Obama pour le personnage de Matthew Santos… Une série formidable, soit dit en passant. Et je ne serais pas étonnée que Nicolas Sarkozy ait regardé les deux dernières saisons en boucle pour préparer sa propre campagne à la présidence, tant les ressemblances étaient parfois frappantes. Ah, je donnerai beaucoup pour avoir un Santos ou un Bartlet à la tête de mon pays, ou des États-Unis.(Télérama)
L'interview d'Obama par Rachel Maddow, la star montante des émissions politiques aux États-Unis, qui se trouve être lesbienne… et excellente. À lire aussi, un décryptage des discours de Sarah Palin par Maddow. (Queerty et VelvetPark)
Une forte participation des noirs et des latinos californiens aux élections pour soutenir Barack Obama risque en revanche d'être une mauvaise nouvelle pour les partisans de l'ouverture du mariage aux couples gays et lesbiens.(Salon)
La lutte contre la Proposition 8 fait de l'ombre à celles de Floride et d'Arizona.(New York Times)
La présidente d'Irlande, Mary McAleese, demande aux jeunes d'être solidaires face à l'homophobie. (Irish Times)
Du lien entre vaudou et homosexualité. Et ça n'a rien à voir avec la poupée Sarkozy. (Haïti Press Network)
Apparemment, il n'y a que les journalistes qui s'insurgent contre la toute-puissance des ouvriers du livre. Ne ratez pas les commentaires. (Rue89 et NouvelObs.com)
Les meilleures vidéos virales viennent d'être récompensées. Rigolez avec Gali l'alligator et prenez-vous la vidéo sur la première cause de mortalité dans le monde en pleine gueule. Vous verrez, ça fait du bien. (Newzy.fr)
La campagne américaine est historique à plusieurs points de vue: un noir sera peut-être élu, une femme était candidate, une autre pourrait devenir vice-présidente… Et les meilleurs journalistes politiques du moment à la télé US sont des femmes. (Salon)
Pour l'adoption en France, c'est pas gagné. Et Valérie Pécresse va-t-elle devenir la star des opposants au mariage des homos en Californie? (Le genre qui ne se laisse pas faire)
La suite de la vidéo “Don't vote”, avec cette fois Tom Cruise, Cameron Diaz, Leonardo DiCaprio, Snoop Dogg, Harrison Ford, Julia Roberts, Ben Stiller, Will Smith, Steven Spielberg, Justin Timberlake, Sacha Baron Cohen alias Borat, Zach Braff, Colin Farrell, Neil Patrick Harris, Scarlett Johansson, Shia LeBeouf, Tobey Maguire, Ryan Reynolds, Jason Segal…
Au fait, Apple s'est engagée — 100.000 dollars — contre la Proposition 8 et pour l'ouverture du mariage aux couples gays et lesbiens. (macgeneration)
Cyndi Lauper l'a annoncé sur MySpace: elle jouera son propre rôle dans l'épisode 10 de la deuxième saison de Gossip Girl, épisode qui sera diffusé le 10 novembre prochain aux États-Unis.
La télévision italienne a vu son premier baiser lesbien. Et hop, la série a été annulée! (AfterEllen)
Selon le FBI, les crimes de haine homophobe augmentent aux États-Unis, alors que les autres crimes sont en légère baisse. C'est déjà ça… (365gay)
Il est 1h25, je travaille sur mon ordinateur, la télé me tient compagnie. Et là, juste après Mots croisés, sur France 2, un message de propagande — je ne vois pas comment appeler ça autrement — sur les promesses tenues par Nicolas Sarkozy, et par son gouvernement. À la fin, un renvoi vers le site de l'UMP. Puis le jingle Expression directe. Ah, je suis rassurée, ce n'était pas de la propagande, c'était une émission (pour savoir ce qu'en dit Wikipedia, passez la souris sur le petit livre ci-dessus). Un instant, je me suis crue dans un autre pays, de ceux que nous critiquons tous les jours. Comme la Chine. Ou Cuba.
Je ne sais pas comment ça se passe dans la vraie vie, mais dans les séries américaines, quand deux personnes se marient, leurs enfants respectifs deviennent automatiquement frères et sœurs. “Où est ta sœur”, demande ainsi régulièrement un père ou un mère à un ado fraichement recomposé, un ado qui trois jours plutôt était enfant unique. Marissa devient la sœur de Summer (Newport Beach), Serena celle de Chuck (Gossip Girl) etc.
Pour moi, la définition de la famille, ce n'est pas plusieurs personnes collées ensemble, parfois à l'insu de leur plein gré, juste parce qu'un papier légal les lie. Je me rends compte que ce que je suis en train d'écrire peut sembler réac. J'ai moi-même un frère et deux sœurs. Je partage avec mon frère une mère et un père, et juste un père avec mes deux sœurs. Qui sont donc mes demi-sœurs, expression qui me déplait parce qu'en tant que personnes, elles n'ont rien de demi. Dans le cas de mes frère et sœurs, le lien est donc génétique (pas seulement mais je simplifie). Mais en tant que parent social mais pas biologique, je suis néanmoins bien placée pour savoir que le sang ne fait pas tout. Le fils de ma marraine, par exemple, que je connais depuis sa naissance, a toujours été pour moi “le frère de mon frère”, et donc un peu mon frère. Pourtant, rien d'officiel entre nous (ni entre mon frère et lui), mais des souvenirs d'enfance, et de l'amour. A contrario, les frères et sœurs de ma sœur, que je ne connais pas ou à peine, ne font pas partie de ma famille. Et mon neveu est le cousin de ma fille, alors qu'aucun lien légal ne nous unit, elle et moi.
Tout ça pour dire que parfois, j'aimerais bien que la vie soit aussi simple que dans les séries américaines. Sans les drames, les meurtres et tout ce qui fait que je les aime, évidemment. Donc peut-être pas, finalement…
Le point quotidien (on va y venir!) sur Lindsay Lohan. Depuis hier, la presse US ne parle que de ça, ou presque: LiLo s'est fait jeter de Ugly Betty. Mais pourquoi donc?
Le sujet est loin d'être drôle mais j'adore le titre de cet article sur Rue89: “En onze mois Sarkozy a produit autant de CO2 que 823 vaches”. Et la méthode de la comparaison me plaît bien, aussi. Ça rend la démonstration concrète. (Rue89)
Traitez bien la nature, sinon elle se vengera… C'est le message de cette pub de Timberland. (The Green PostBox)
Huit blogueuses ont voulu récolter 8.000 dollars en huit jours contre la Proposition 8. Elles ont dépassé leur objectif à mi-chemin… (grrlplanet.com)
Vous voulez vous prendre une claque — salutaire— dans la figure? Allez voir To Be Straight With You, danse et théâtre autour des agressions homophobes. (Babybear Resistance)
Christophe Martet a luLesbiennes, Gays, Bis, Trans. Aimable clientèle, le livre de Gilles Bon-Maury, président d'Homosexualités et socialisme (HES), et rappelle que la braderie d'Arcat a lieu du 30 octobre au 1er novembre. (Power to the tapiole)
Stefen Petzner, le fils spirituel de Jörg Haider, était en fait son amant. (The Guardian)
Un message d'Harvey Milk qui flanque des frissons. (Towleroad)
Un dossier pas trop bête ni trop profond sur les “Lesbiennes: Sous les feux des projecteurs”. (Trucs de nana)
L'homosexualité de Lindsay Lohan une fois de plus remise en cause. Ça devient lassant. (Staragora)
Ellen DeGeneres interviewe Barack Obama sans parler politique. En revanche elle répond à Sarah Palin qui veut modifier la Constitution américaine pour interdire le mariage aux couples de même sexe.
Une ligne de maquillage pour les lesbiennes? Éthique et naturelle, créée par la maquilleuse de The L Word et ce sont les actrices de la série qui assurent la promo. Ah oui, et elle s'appelle Sappho… (AfterEllen)
Natalie Portman a la solution à la crise financière. Cela implique un lit, une jolie fille (Rashida Jones) et… des chiots. (AfterEllen)
En Belgique, la ministre flamande de l'Égalité des chances milite pour un congé de paternité pour les couples lesbiens. (RTL Info)
La Scandinavie doit-elle se préparer à une vague d'immigration? Peut-être, si John McCain est élu à la présidence des États-Unis le 4 novembre… (Salon)
Un journaliste de France 3 va être sanctionné pour l'avoir jouée un peu trop cool dans un sujet sur le salon de l'érotisme à Nîmes. (Ozap)
Alyson Hannigan, alias Willow dans Buffy, est enceinte. (Allociné)
Le concert de Cyndi Lauper lundi 20 octobre au Bataclan, à Paris, était formidable. Et ce malgré des problèmes de sons (dans la fosse on ne l'entendait pas parler et au balcon, sa voix a été couverte par la musique pendant la première chanson, un peu moins ensuite) et l'impossibilité pour la chanteuse d'obtenir des techniciens que les lumières correspondent à ce qu'elle demandait. Et il faisait 40°, aussi, ce qui est habituel au Bataclan, mais Cyndi Lauper n'avait pas dû être prévenue. Et comme elle se donne à fond, elle a été contrainte de commencer à s'éponger le visage dès les premières minutes. J'en viens très vite au positif de cette soirée, mais à chaque fois que j'assiste à un concert en France et que tout n'est pas parfait, je me sens mal à l'aise, comme si nous étions incapables d'accueillir ces artistes comme ils le méritent. Et là, Cyndi Lauper avait l'air particulièrement frustré, et c'est dommage.
Parce que malgré tout, c'était génial. Le mot est galvaudé, mais il est juste. Une heure et demie de bonheur. Cyndi Lauper a 55 ans, une longue carrière derrière elle (devant elle aussi apparemment, puisqu'elle compte vivre aussi longtemps que sa grand-mère, jusqu'à 99 ans, si je me souviens bien, mais je ne prenais pas de notes), de l'énergie à revendre. On a envie de dire qu'elle a “toujours” autant d'énergie, mais ce serait un affront, d'une certaine façon. Ce n'est plus la gamine de “She's So Unusual” (1983) et tant mieux. Elle porte son âge, et elle le porte bien. Elle a donc l'énergie d'une femme de 55 ans en super forme et qui aime ce qu'elle fait. Elle a chanté une bonne partie de son nouvel album, “Bring Ya To The Brink”, qui, même s'il est très dance, passe très bien en live. Comme quoi, quand on a une vraie voix, il n'est pas nécessaire de la trafiquer. Et nous avons bien sûr eu droit à toutes les chansons que j'aime, de “She Bop” à “True Colors” (vidéo ci-dessous, j'en ai encore la chair de poule malgré le crétin qui hurle son amour à 1'54 sur “Rain On Me”), en passant par “Time After Time”, “I Drove All Night” ou “Girls Just Wanna Have Fun”, pour laquelle elle a fait revenir sa première partie, Robots In Disguise (très sympa, et pas dupe sur la froideur polie du public qui attendait sa star).
J'ai beaucoup aimé le personnage aussi. Lorsqu'elle promet à un spectateur qui lui tend son éventail (très joli, avec des plumes rouges) qu'elle le prendra à la fin du spectacle, mais que là, il en a encore besoin. Lorsqu'elle essaie de prononcer le mot “chaud”. Ou lorsqu'elle vient s'installer derrière deux des Robots In Disguise pour que la lumière s'arrête enfin sur elles. Et son engagement aux côtés de la communauté LGBT joue évidemment un rôle important — elle présentera d'ailleurs La nuit gay de Canal + le 7 novembre prochain. Le public était très gay et c'était assez amusant, du balcon, de ne voir que des têtes d'hommes. Les femmes devaient être en haut (comme moi) parce qu'à la sortie, c'était en revanche très mixte (et lesbien).
C'était aussi un concert fantastique parce que Cyndi Lauper est une vraie musicienne. À de nombreuses reprises, c'est de la musique, et juste de la musique, que nous avons entendu. Et parce que la comparaison avec Madonna est quasiment inévitable — elles ont débuté à peu près en même temps, avec des carrières radicalement différentes —, je pense que c'est une comparaison que l'on peut résumer assez simplement: Madonna est avant tout une danseuse, Cyndi Lauper est une chanteuse.
À écouter, la chronique “Sortie de salle” de France Info, avec Erwan Perron de Télérama.
PS: Il reste des places pour les concerts de Vienne et d'Amsterdam, entre autres. PPS: Bob Sinclar était à côté de nous. Pour un prochain remix de Cyndi?
Deux fois ce soir j'ai vu la même pub du Crédit agricole sur sa nouvelle carte Double action. La carte a été lancée en juin, mais apparemment, pour la banque, elle est totalement d'actualité (probablement parce qu'elle est désormais disponible dans toutes les agences). L'idée, c'est qu'au moment de payer, on choisit entre débit et crédit. Ça a l'air innocent, comme ça. Le hic, c'est que c'est le système en vigueur aux États-Unis depuis des années. Vous aussi, ça vous interpelle “États-Unis” et “crédit” dans le même paragraphe, en cette période de crise?
Alors certes, le fait que les États-Unis vivent à crédit depuis des décennies (je me souviens d'un documentaire sur John Cassavetes, où il expliquait qu'il vivait et travaillait à crédit, et ça ne date pas d'hier) n'est pas la seule raison de la crise actuelle, mais franchement, ce n'est pas un peu immoral, cette histoire?