2 octobre 2008

Pourquoi j'aime “Newport Beach” et Mischa Barton

Mischa Barton dans Newport BeachDepuis un mois, je découvre Newport Beach (The O.C., en version originale), grâce aux rediffusions de France 4. Quand je m'occupais des pages Infos de Têtu, et du Quotidien de tetu.com, j'ai publié plus d'une brève de l'excellent Louis Maury sur cette série, mais je ne l'avais jamais vue jusqu'ici.

J'ai passé les premiers épisodes à pleurer (les gentils riches qui recueillent le garçon super intelligent mais né dans un milieu défavorisé, avec moi ça marche toujours). Les drames à la Santa Barbara, les dialogues bourrés de phrases qui auraient dû devenir cultes même en VF, les idées saugrenues (le poney qui souffre d'alopécie, il fallait y penser), j'adore. Et je suis fan d'Adam Brody, alias Seth Cohen. J'aime tout chez lui, sa façon de jouer, son personnage, ses mimiques, son côté Kate Moennig (on dirait son petit frère beaucoup moins sensuel) et même ses parents dans la série (Peter Gallagher et Kelly Rowan). Et aussi qu'il ait joué dans Mr. & Mrs. Smith, de Doug Liman, qui est également l'un des réalisateurs/producteurs/consultants de Newport Beach.

Pour revenir à Newport Beach, il y a, bien sûr, évidemment, Mischa Barton (photo). Mischa Barton et moi, c'est une longue histoire. En 2001, elle débarquait dans Once and Again (Deuxième chance en français), dans le rôle de Katie, dont Jessie (Evan Rachel Wood, qui depuis est devenue plutôt space) tombait amoureuse. Une très jolie histoire d'amour adolescente. Mischa Barton a aussi joué dans Lost and Delirious, de Lea Pool, excellent film totalement déprimant sur l'adolescence et la difficulté de vivre une relation dans le placard (avec Piper Perabo, revue depuis dans le beaucoup plus joyeux Imagine Me & You, avec Lena Headey).

Dans Newport Beach, Mischa Barton est Marissa Cooper. Marissa, c'est un peu la fille que tout le lycée envie. Elle est ravissante (ses poignets me font fondre complètement), super fashion et elle claque le fric de ses parents au centre commercial dès qu'elle a un coup de blues ou qu'elle s'ennuie. Sauf que sous le vernis, c'est l'ado perturbée dans toute son horreur. Elle carbure à la vodka dès le petit déjeuner, son père est un escroc pathétique (il a détourné des millions de dollars, juste parce qu'il ne sait pas dire non à sa femme), sa mère ne s'intéresse qu'à l'argent et à l'apparence… Il y a une scène absolument poignante en début de 2e saison, dans laquelle Marissa se met à hurler au bord de la piscine. Ça ne dure que quelques secondes mais je ne m'attendais pas à quelque chose d'aussi fort dans cette série somme toute assez banale.

Et une fois de plus, Mischa joue une fille qui tombe amoureuse d'une fille, et là aussi, j'aime la façon dont l'histoire est traitée, le premier baiser, les coming-outs auprès des copains, des parents et tout et tout. Je n'ai pas encore vu la rupture — rien ne dure dans cette série — et malheureusement, pour avoir surfé sur AfterEllen, je crains que les auteurs de la série se soient sérieusement plantés. Et j'attends toujours qu'on nous montre le poney chauve. Ah la la.

[EDIT: Bon, ça y est, j'ai vu la rupture. C'est vrai, c'est assez nul, mais pas plus que les autres. Quand je disais que rien ne dure dans cette série… 02/10/2008 à 23h35]

Newport Beach, du lundi au vendredi à 17h25 sur France 4.

Photo © FOX via AlloCiné

Josyane Savigneau sur France Info ce matin

Vous le savez déjà, j'ai aimé Point de côté de Josyane Savigneau. Jusqu'ici, j'appréciais Josyane, à la fois humainement et parce que j'admire les gens qui ont des convictions et réussissent à s'y tenir. Même quand ces convictions ne sont pas les mêmes que les miennes, parce que moi, Christine Angot, je ne peux pas, je n'aime ni ses livres ni le personnage. Enfin je dis ça (sur les convictions), mais en fait, je ne le pense pas du tout quand il s'agit de politique. Fin de la digression (vous avez vu, je sais faire court même quand je digresse).

Ce matin, j'ai entendu Josyane Savigneau sur France Info, j'ai même ouvert la boutique avec quelques minutes de retard parce que je voulais écouter jusqu'au bout. J'ai bien fait, c'était formidable de simplicité. Je crois que je suis en train de devenir fan. Je n'ai pas l'impression que l'interview soit rediffusée dans la journée, mais elle devrait être en ligne demain sur le site de France Info, chronique Culture et médias (je crois).

1 octobre 2008

“Parfum d'enfer” d'Anne Rambach

Diane Harpmann est de retour! Après la série des Tokyo (Tokyo Chaos, Tokyo Atomic et Tokyo Mirage) que j'avais adorée, Anne Rambach a fait un détour par Miami avec Success Story (je n'ai pas accroché autant), avant de revenir à Paris pour la première aventure de la journaliste Diane Harpmann, Bombyx. Ce n'est plus aux triades chinoises qu'elle est confrontée dans Parfum d'enfer, mais ce n'est pas moins dangereux.

Dès les premières lignes, l'ambiance est campée. On est une nouvelle fois dans du polar, du vrai, du thriller. Tout commence par le lancement d'un parfum, Enfer, au musée Rodin. Diane y joue les hôtesses (celles qui donnent les sacs avec les cadeaux aux journalistes et autres invités), elle a infiltré une agence pour enquêter sur les conditions de travail des employées. Tout le monde attend l'arrivée de l'égérie du parfum, Angelina Jolie (!), et la présentation du parfum. Diane retrouve une ex-collègue devenue dircom (ça arrive), des liaisons dangereuses se mettent en branle, un stagiaire “terrifié de déplaire dans son non-emploi” protège la chaise vide de l'actionnaire principale, les ados de la PDG du groupe bavent sur leur mère, l'assassin s'installe… Et tue Angelina Jolie, ce que je trouve à la fois hallucinant (ça va pas, non? Personne ne lève la main sur Angie) et très bien joué, parce qu'évidemment j'ai voulu savoir qui avait osé. Donc même si je n'étais pas entrée dans le livre à ce moment, ce qui n'était pas le cas, j'y aurais plongé illico. Et bien sûr, Diane va s'attacher à trouver le coupable.

Comme toujours avec Anne Rambach, c'est efficace, bien construit, on se laisse prendre et balader entre fausses pistes et réflexions à peine voilées — et pas très joyeuses — sur le monde qui nous entoure.

Parfum d'enfer, d'Anne Rambach (Panama). En librairie le 2 octobre 2008.

Une leçon de lesbian chic pour Lindsay Lohan

Maintenant que Lindsay Lohan est officiellement sortie du placard et que tout un chacun peut parler de son homosexualité sans craindre de l'outer, Blogue, un blog américain spécialisé dans la mode (“We eat fashion for breakfast!”), a jugé utile de donner à l'actrice américaine quelques conseils sur le lesbian chic. Des conseils en images, avec le bon et le pire.
Nous ne sommes pas complètement sur la même longueur d'ondes mais c'est bon enfant et assez drôle. Je les rejoins sur Joan Jett et Shane de The L Word dans le meilleur, mais pas Billie Jean King en jupette. S'il fallait à tout prix une joueuse de tennis, j'aurais choisi Gigi Fernandez (je sais, je ne me suis toujours pas remise) en Armani…

28 septembre 2008

Pourquoi j'aime la Wii

Parce que jouer à la Wii, c'est exactement comme cette pub de dingues, à aller voir directement sur YouTube sinon c'est pas drôle.

Via TechCrunch France

27 septembre 2008

Paul Newman est mort

C'est le New York Times qui l'annonce: l'acteur américain Paul Newman est mort hier d'un cancer. Il avait 83 ans. Je ne reviendrai pas sur sa carrière, vous trouverez tout sur IMDB. Juste un hommage, avec cet extrait de La Chatte sur un toit brûlant (Cat On a Hot Tin Roof).


L'humour pour la bonne cause: N'ayez pas peur du noir, par Les Indivisibles

Lutter contre le racisme par l'humour, ça peut être très efficace. La preuve par l'image avec cette vidéo de l'association Les Indivisibles, “un groupe de militants dont le but est de déconstruire, notamment grâce à l’humour et l’ironie, les préjugés ethno-raciaux et en premier lieu, celui qui nie ou dévalorise l’identité française des Français non-Blancs”.


26 septembre 2008

Sarah Palin, présidente des États-Unis, le film!

Juste parce que c'est super drôle (et très angoissant en même temps). Le site CollegeHumor a imaginé le cauchemar de Matt Damon, un film à la Walt Disney, sur une mère de famille d'Alaska qui devient présidente des États-Unis pas complètement par hasard. Ça vous rappelle quelqu'un?


Via Towleroad

Pourquoi j'aime “Point de côté” de Josyane Savigneau

Je n'aurais jamais lu Point de côté (Stock), le livre de Josyane Savigneau, si je ne la connaissais pas. Ou peut-être dans 10 ans, un été, au hasard de mes trouvailles dans la bibliothèque de mes beaux-parents. Parce que les autobiographies, de même que l'autofiction, me gonflent. Les gens qui racontent leur vie m'ennuient. C'est l'hôpital qui se moque de la charité, me direz-vous, parce que je fais quoi d'autre, sur ce blog, que de raconter ma vie? C'est exact, ça démontre juste, une fois de plus, que je suis pleine de contradictions.

J'ai donc lu Point de côté parce que je connais Josyane Savigneau — elle a longtemps été la chef de ma mère au Monde des Livres et, moins longtemps et plus récemment, celle (pas exactement mais c'est pour faire bref, pour une fois) de MyLove. J'ai lu et j'ai aimé. D'abord parce qu'elle écrit super bien. C'est peut-être naïf comme remarque, puisque je l'ai lue, beaucoup, dans Le Monde, mais on n'écrit pas de la même façon un article et un livre, qui n'est pas juste un “livre de journaliste”. Là, elle a la place de laisser s'épanouir sa plume, et c'est un bonheur. Elle parle du Monde, bien sûr, mais pas trop; des attaques dont elle a fait l'objet au fil des années, avec beaucoup de dignité, sans tomber dans la rancœur, ce qui pourtant aurait été humain; et beaucoup d'elle-même, et finalement, c'est ça, le plus intéressant, j'en suis la première surprise (cf mes réserves sur les autobiographies au début de ce message). Son enfance à Châtellerault, du “mauvais côté du pont”, sa découverte de Simone de Beauvoir, son émerveillement pour New York, et plus tard, Le Monde, les rencontres avec, entre autres, Philippe Sollers (une amitié qui lui a été tellement reprochée que c'est à se demander pourquoi, à part dans le milieu de l'édition et de la critique littéraire, tout le monde s'en bat le coquillard avec une patte d'alligator femelle), Philip Roth, Marguerite Yourcenar, Eudora Welty, Françoise Sagan, Hector Bianciotti, Edwige Feuillère et, bien sûr, Juliette Gréco.

J'ai été hallucinée par l'interview dans Têtu — et ce n'est pas (juste) parce que j'ai quitté ce journal en plein désamour. Après une intro trop longue et tendancieuse, les questions ne portent quasiment que sur les amours de Savigneau, ou plus précisément sur avec qui elle a baisé ou non. J'ai longtemps essayé de convaincre des lectrices potentielles, mais pas seulement, que Têtu n'était pas un journal de cul, mais finalement, peut-être que si, par moments. Est-ce que Josyane Savigneau a couché avec Juliette Gréco? Bien sûr on se pose la question, on aime tous les ragots, mais le plus amusant, c'est de se poser la question, la réponse n'a pas d'importance. Honnêtement, si elle répondait “Oui”, ça changerait quelque chose à votre vie?

Ce qui compte le plus pour moi, ce n'est pas de faire rentrer Jo dans une case, d'autant que comme me le répétait mon amie Karla à l'époque de mes études à Glasgow (elle s'était donné le rôle d'ersatzmutter vis-à-vis de moi, ce qui pour une gamine larguée en plein coming-out est une chance incroyable), rien n'est définitif. Même moi, en couple depuis 14 ans avec MyLove, je ne peux pas préjuger de l'avenir, même si j'ai une bonne idée de ce que j'aimerais qu'il soit. Mais on ne peut jamais être sûr de rien, je rencontrerai peut-être une femme, voire un homme, dans 20 ans qui fera basculer ma vie. J'espère que non, parce que j'aime trop ma vie telle qu'elle est, avec MyLove, MyLittleLove et notre jolie famille réinventée, mais on ne sait jamais. Bref, Jo n'entre pas dans les cases. Elle n'est pas hétéro à 100%, elle n'est pas non plus lesbienne à 100% et je ne suis même pas convaincue qu'elle se voit bisexuelle.

Ce qui m'intéresse en revanche, c'est qu'elle ait l'impression que si elle avait fait un coming-out de lesbienne clair et ferme, elle aurait été mieux protégée contre les attaques. Parce qu'elle aurait fait partie d'une communauté. Non seulement je pense qu'elle a raison, mais cela me pousse à me demander si ma communauté, justement, la communauté homo au sens large, ne devrait pas s'interroger sur son rôle et ses devoirs lorsque l'un des siens a besoin d'être entouré, fût-il à la marge. Ne sommes-nous pas justement une communauté de gens (que ce mot est laid, il faut que je trouve mieux la prochaine fois) à la marge, hors normes? Un gay patenté épouse une femme et nous crions à l'homophobie intériorisée. Qui existe, c'est clair, mais parfois un gay tombe juste amoureux d'une femme. Certains trouvent aussi que Bertrand Delanoë n'est pas assez gay parce qu'il n'est pas aussi extraverti que son homologue berlinois Klaus Wowereit. On en revient aussi à la question du coming-out, ou du non coming-out, des célébrités. Et si c'était juste une question de caractère? C'est grave, docteur? Nous nous plaignons — généralement à juste titre — du rejet dont nous faisons l'objet en tant que lesbienne, gay, bi, trans, queer en tous genres, mais sommes-nous vraiment plus ouverts, plus accueillants? Une communauté, c'est comme une famille: on n'est pas obligés de tous s'aimer, mais quand l'un des membres patauge dans la mélasse, il doit pouvoir compter sur les autres. Et non, ce n'est pas une métaphore pour parler de la crise financière actuelle.

Point de côté, de Josyane Savigneau (Stock). En librairie le 2 octobre 2008.

20 septembre 2008

Revue de web: Obama, Edvige, Del Martin, JK Rowling, Paris Hilton…

  • Les célébrités qui soutiennent Obama — Barbra Streisand, par exemple — lui feraient-elles plus de mal que de bien? Réponse du Daily Show de Jon Stewart. (Daily Show)
  • Une autre parodie, pas récente du tout celle-ci, juste pour voir Brad Pitt en redneck. (Funny or Die)
  • Plus sérieusement: la fin d'Edvige, vraiment? (Le genre qui ne se laisse pas faire)
  • Hommage à Del Martin, pionnière de la cause lesbienne aux États-Unis. (La Salle des machines)
  • Alors que s'ouvre le congrès annuel du parti travailliste à Manchester, JK Rowling fait un don d'un million de livres (sterling, pas de tomes de Harry Potter), soit 1,6 million d'euros, au Labour, dont elle apprécie les efforts pour lutter contre la pauvreté des enfants. (guardian.co.uk)
  • Finalement, les chiens de Paris Hilton seraient vivants. La rumeur d'hier, c'était qu'ils avaient été dévorés par un coyote. (The Evil Beet)
Pas grand-chose en français aujourd'hui, ça me gonflait de mentionner Marie Drucker ou Laurent Ruquier.

Comment écrire sur les célébrités gays et lesbiennes

Sarah Warn, la fondatrice d'AfterEllen, a désormais sa chronique sur le site d'informations LGBT américain 365gay.com. Et elle y pose une excellente question: à partir de quand peut-on considérer qu'une célébrité est sortie du placard? Il n'y a pas si longtemps, les choses étaient simples. Tant qu'une personne n'avait pas dit qu'elle était lesbienne ou gay, elle était considérée comme dans le placard, et les médias homos risquaient l'outing à chaque fois qu'ils parlaient d'elle. Mais les choses ont changé, la société dans son ensemble mais aussi les gays et les lesbiennes eux-mêmes. C'est le “cas” Lindsay Lohan qui est à l'origine des interrogations de Sarah Warn. Alors que les frasques de certaines jeunes femmes ont commencé à être abondamment commentées par la presse généraliste, et notamment les tabloïds, Sarah Warn a décidé qu'AfterEllen ne suivrait pas cet intérêt malsain pour les habitudes auto-destructrices d'une Britney Spears, Paris Hilon ou Lindsay Lohan. C'est ainsi que s'est installée la règle du “no Britney, Paris or Lindsay”, raconte-t-elle. Et c'est ainsi que quand les rumeurs sur la relation entre Lindsay Lohan et la DJ Samantha Ronson ont fait leur apparition, AfterEllen ne s'en est pas fait l'écho. Contrairement à ces fameux tabloïds qui ont tous les jours, ou presque, quelque chose à écrire sur le couple, commentaires souvent débiles, généralement méchants, sur le chapeau de Samantha (surnommée SaMANtha par Perez Hilton, le blogger qui terrifie Hollywood et qui en l'espèce fait preuve d'une misogynie et d'une lesbophobie abberrantes) ou le fait que les deux jeunes femmes portent le même bracelet. Des sujets fascinants, quoi.
Toujours est-il que la relation, non définie, entre Lindsay et Samantha dure depuis deux ans maintenant, qua Lindsay Lohan semble avoir changé (si les tabloïds parlent de ses bracelets, c'est aussi parce qu'ils n'ont rien de plus croustillant à se mettre sous la dent) et que Sarah Warn a donc choisi de changer son fusil d'épaule. Attendez-vous donc à lire des articles sur Lindsay lorsque l'actualité le justifiera.
Et Sarah Warn de rappeler que pendant longtemps AfterEllen n'a pas écrit sur Jodie Foster, jusqu'à ce que celle-ci semble vivre sa vie plus ouvertement sans jamais faire de coming-out officiel.
Alors, où se situe la frontière? À quoi reconnaît-on qu'un acteur ou une chanteuse est out? Suffit-il que la personne censée être sa moitié l'accompagne une fois à une avant-première? Ou faut-il un mariage en bonne et due forme (ça ne va pas être facile en France)? Comment distinguer le sportif gay qui vit simplement sa vie sans se poser de question et la femme politique enfermée à double tour dans son placard? Comment ne pas ignorer le premier, qui ne le souhaite pas, ni outer la seconde, qui ne le souhaite pas plus? L'avenir de notre métier de journaliste s'annonce passionnant, et Yagg sera probablement en première ligne sur le sujet. Mais pour rendre l'évolution vraiment révolutionnaire, il faudrait que tous les médias, homos ou non, se remettent en question sur leur façon de traiter la question. Et ça, c'est loin d'être gagné!

Lire aussi le point de vue du site frère d'AfterEllen, AfterElton.

19 septembre 2008

Les musiciennes classiques les plus sexy selon Playboy et AfterEllen

Le magazine Playboy a eu l'idée inattendue et plutôt bonne de faire une liste des musiciennes classiques les plus sexy, et évidemment AfterEllen, l'un de mes sites préférés, a saisi la balle au bond, en commentant les choix du magazine masculin, et en laissant ses propres internautes (lesbiennes pour la plupart, rappelons-le) compléter la liste. Parmi les élues des deux sites, la violoniste Hilary Hahn, qui n'est plus une enfant prodige mais une femme de 28 ans, ça rassure. Si vous ne l'avez jamais entendue, jetez-vous (avec délicatesse mais gourmandise) sur les Partitas de Bach, c'est magnifique.
Avec cette liste, Playboy confirme une fois de plus ne pas être qu'un magazine de charme, puisqu'aux côtés des photos plus ou moins distinguées (ce n'est pas Hot Video, non plus), le mensuel a longtemps (toujours?) publié des nouvelles d'auteurs contemporains.

18 septembre 2008

Pourquoi j'aime Brad Pitt


Non, ce n'est pas juste parce qu'il forme un couple de rêve avec Angelina Jolie, pour qui je craque totalement. Ce n'est pas non plus juste parce qu'il est le plus lesbien des acteurs d'Hollywood (avec Johnny Depp). Depuis Thelma et Louise, Brad Pitt fait partie de mes icônes, et quasiment tout ce qu'il a fait depuis me conforte dans mon idolâtrie. J'aime qu'il ait joué dans Confessions of a Dangerous Mind parce qu'il est pote avec George Clooney, et qu'ils soient ensemble dans Ocean's Eleven (et Twelve et Thrirteen), et que les films soient d'une efficacité jouissive. J'aime qu'il ait rencontré Angie sur le tournage de Mr. & Mrs. Smith — qui repasse ce soir sur M6 mais que je regarderai en DVD, en version originale, parce que de toute façon ma télé ne fonctionne pas—, et qu'on sente pendant tout le film qu'ils sont en train de tomber amoureux, comme Bogart et Bacall dans Le Port de l'Angoisse. J'aime qu'il ait 45 ans et soit toujours aussi beau et sexy.

Mais je crois que ce qui me maintient dans mon état de fan absolue, c'est son grand cœur, et la diversité de ses actions. Angelina Jolie accouche à Nice et Brad offre des jouets aux enfants de l'hôpital. Il a fait un don de cinq millions de dollars pour aider à la reconstruction de la Nouvelle-Orléans après le passage de l'ouragan Katrina. Et là, il vient de donner 100.000 dollars à ceux qui se battent contre la “Proposition 8”, un referendum visant à inscrire dans la Constitution californienne que seul le mariage entre un homme et une femme y est légal, annulant l'arrêt de la Cour suprême de l'État qui a ouvert le mariage aux couples de même sexe en mai dernier. C'est le don le plus important fait par une célébrité dans cette lutte. “Parce que personne n'a le droit d'empêcher les autres de vivre leur vie, même s'ils ne sont pas en accord avec leur façon de la vivre, parce que tout le monde a le droit de vivre sa vie tel qu'il l'entend tant qu'il ne fait de mal à personne d'autre, parce que la discrimination n'a pas sa place en Amérique, mon vote ira à l'égalité et contre la Proposition 8”, a déclaré l'acteur dans un communiqué cité par le LA Times. Le vote aura lieu le 4 novembre, en même temps que l'élection du président des États-Unis.

Photos © Canal Studio, SND et Ciné Classic via AlloCiné

17 septembre 2008

Yagg lauréat du concours Cré'Acc 2008


Promis, lorsque Yagg sera lancé, je ferai preuve de plus de réactivité! Parce que là, c'est lamentable, mon info a déjà presque une semaine. Et si vous lisez aussi le blog de Yagg, vous êtes déjà au courant.
Bref, jeudi dernier, le 11 septembre, a eu lieu la remise des prix de la finale régionale (Ile-de-France) de l'édition 2008 du concours Cré'Acc, organisé par l'Ordre des experts-comptables et l'Agence pour la création d'entreprise. Et Yagg a donc été récompensé dans la catégorie "Entreprise de moins de six mois". Le site TPE-PME.com nous consacre un petit papier (il y a eu une interview vidéo aussi, je ne sais pas ce qu'elle est devenue). Et il y a des photos sur le site parisien de l'Ordre des experts-comptables.
Je suis évidemment super fière, c'est assez génial que notre projet soit validé, une fois de plus, par des personnes qui n'y ont aucun intérêt direct. Ce qui est formidable en ce moment, c'est que nous avons d'excellents retours à la fois de professionnels, comme ici ou avec les investisseurs potentiels, et de nos futurs internautes, que ce soit en live, sur le blog, sur Facebook ou MySpace. Vivement le lancement!!!

6 septembre 2008

Revue de web: Anne Hathaway, Perez Hilton, Lindsay Lohan…

  • Anne Hathaway, nouvelle icône lesbienne? Je vote pour! (AfterEllen.com)
  • Les conquêtes de l'Empire romain ont rendu les Européens plus vulnérables au VIH, selon une étude française. (New Scientist)
  • Jesse Ventura (ancien gouverneur du Minnesota et ancien catcheur) sur le droit des gays à se marier et à être soldats. (Mollygood)
  • Perez Hilton, le bloggueur qui fait trembler Hollywood, et en particulier ses stars dans le placard, fait la pub de Levi's. Dommage que la vidéo soit si longue à charger… (Glamour)
  • Glamour s'interroge: le coming-out est-il glamour? Le point de départ de la discussion, Lindsay Lohan. (Julia's Dream)
  • Laquelle Lindsay Lohan participe actuellement au tournage d'Ugly Betty — sur lequel sa girlfriend Samantha Ronson lui rend visite — et a refusé de poser pour Playboy. (INF Daily et New York Post)

NB: Je ne vais pas faire des revues de web tous les jours, mais là, je suis à la boutique et je m'ennuie. Et je suis sur le web toute la journée de toute façon, soit entre deux clients B.O.P.E, soit entre deux réunions Yagg

5 septembre 2008

Revue de web: Susan Sarandon sur Hillary Clinton, les 100 albums les plus gays, Julien Doré, Pink et le réchauffement climatique…

  • Susan Sarandon n'aimerait pas jouer le rôle d'Hillary Clinton parce qu'elle ne la respecte pas suffisamment pour avoir envie d'entrer dans sa peau. En revanche, Marlene Dietrich, why not? (Advocate.com)
  • Pour Kate Roberts, la fondatrice de l'association YouthAIDS, le marketing doit servir la prévention. (Good Magazine)
  • Des gays et des lesbiennes célèbres choisissent les 100 meilleurs albums de tous les temps. Lire aussi la réaction de mon ami — et associé— Xavier, et le Top 10 de Cyndi Lauper. (Out Magazine)
  • Julien Doré pose pour Pref. Ça a l'air effrayant, mais, une fois de plus, c'est peut-être parce que je ne suis pas dans la cible. (7sur7.be)
  • L'adoption, solution au réchauffement climatique? C'est Pink qui le dit, et son raisonnement est loin d'être idiot: “Je ne sais pas si j'ai besoin d'avoir mes propres enfants. (…) Je me dis qu'avec le réchauffement planétaire et tout ça, pourquoi produire plus?” (Star Magazine via ecorazzi)

4 septembre 2008

"The L Word": Alice Pieszecki (Leisha Hailey) au cœur du spin-off

Le suspens était insoutenable. Depuis qu'un spin-off de la série culte The L Word a été annoncé en juillet, les discussions allaient bon train. Qui serait le personnage principal? Max, pour un spin-off trans? Jenny, pour qu'Ilene Chaiken puisse continuer à raconter sa vie? Shane, hyper cool? La nouvelle vient de tomber, ce sont les aventures d'Alice Pieszecki que nous allons suivre. Et ça, c'est une excellente nouvelle. D'abord parce que c'est l'un des personnages les plus complexes de la bande (j'adore Shane mais je ne vois pas toute une série tourner autour d'elle): elle est drôle, sensible, son avenir professionnel est en pleine évolution — ah, le monde de la télé! —, et elle est bisexuelle, même si depuis la première saison, les scénaristes ont eu tendance à escamoter cet aspect. D'autre part, elle est incarnée par la fantastique Leisha Hailey, dont je suis fan depuis que je l'ai vue en concert au Michigan Womyn's Music Festival en 1999 ou 2000, avec son groupe de l'époque, The Murmurs.

À propos, Common Reaction, l'album de son nouveau groupe, Uh Huh Her, vient de sortir. Vous pouvez le découvrir sur MySpace.

Photo © Showtime Networks Inc. via AlloCiné

31 août 2008

Act Up et les crocs de Roselyne Bachelot

Je sais, j'ai un peu de retard sur cette info, mais je rentre de vacances et je suis atterrée. Par quoi? Les crocs roses de Roselyne Bachelot. Pas les chaussures elles-mêmes (j'avoue, j'en ai des rouges), mais le pari fait par la ministre de la Santé, de la Jeunesse, des Sports et de la Vie associative. Absente de la XVIIe conférence mondiale de lutte contre le sida qui se tenait à Mexico début août, elle a préféré les Jeux olympiques de Pékin (lire aussi, sur le sujet, ce post de mon ami et associé Christophe Martet). Quelle idée, me direz-vous, d'organiser une conférence juste avant les J.O., alors que le monde est censé s'arrêter! Et puis on a beau avoir mis la santé avant les sports dans le titre de Mme Bachelot, elle a le droit d'afficher ses préférences, non? Certes. Le problème, c'est qu'on sait qu'elle aime le sport, ah ça oui, mais la santé, c'est comme si elle avait déjà donné en devenant docteure en pharmacie. Roselyne Bachelot aime donc le sport, la France et les athlètes français. Mais elle n'était pas très convaincue de leurs chances de médailles et a donc fait le pari que si l'équipe de France rapportait 40 médailles de Pékin, elle, la ministre des sportifs, manifesterait sa joie en portant ses crocs roses lors du Conseil des ministres. C'est mignon, comme pari, mais est-ce bien raisonnable pour une ministre?

Une fois de plus, c'est Act Up qui dit le mieux ce que je pense, je reprends donc, en partie, le communiqué de l'association:

“En ce jour de conseil des ministres hautement médiatisé par les chaussures de Roselyne Bachelot-Narquin, 8 000 personnes vont mourir du sida dans le monde. Comme hier, comme demain, puisque des pays riches comme la France ont des gouvernements qui se foutent de ces vies perdues.”

Et d'exiger de Mme Bachelot qu'elle “remplisse enfin avec sérieux son mandat de ministre de la Santé”…

16 août 2008

Corinne Dubreuil expose à New York pendant l'US Open

J'ai la chance d'avoir des ami/es plein/es de talent, et parfois, ce talent est reconnu par d'autres que moi. L'exemple du moment, la raison de ce post, c'est l'exposition de ma copine Corinne Dubreuil à New York. Parce que ce n'est pas tous les jours qu'on a une amie qui expose à New York, sweetie darling.
Corinne a été chargée par l'ATP, l'association des joueurs de tennis professionnels, de photographier un certain nombre de joueurs pour son calendrier 2009. L'objectif: des photos un peu sexy de joueurs - volontaires - représentant un peu tous les pays. Ceux qui ont joué le jeu sont les Espagnols Tommy Robredo (photo ci-contre) et Fernando Verdasco, les Russes Dmitry Tursunov (photo ci-dessous) et Mikhail Youzhny, l'Argentin Juan Monaco, les jumeaux américains Bryan, le Français Paul-Henri Mathieu, le Chypriote Marcos Baghdatis, l'Allemand Tommy Haas, le Chilien Fernando Gonzalez, le Tchèque Thomas Berdych, le Croate Ivan Ljubicic et l'Italien Filippo Volandri, le seul du lot à ne pas faire partie des 50 premiers mondiaux.

Les photos du calendrier seront exposées à New York en grand format pendant toute la durée des Internationaux des États-Unis, du 25 août au 7 septembre, à l'hôtel W Times Square, au 1567 Broadway.
Si vous êtes dans les environs à ces dates, n'hésitez pas, ça vaut la peine et l'entrée est libre. Sinon, si vous n'avez pas la chance de vous balader dans ma deuxième ville préférée au monde (la première, c'est toujours Paris, si vous vous posez la question), vous pouvez découvrir le travail de Corinne sur son site, où vous vous apercevrez probablement que vous connaissez déjà certaines de ses photos, puisqu'elle a été publiée dans L'Équipe, Paris-Match, Le Monde, Le Parisien, Matin Plus, la liste est longue. Elle a photographié quasiment tous les sportifs qu'on aime, Amélie Mauresmo bien sûr (beaucoup), mais aussi Thierry Henry et Didier Drogba, Novak Djokovik, Muriel Hurtis, ou les frères Guenot avant leurs médailles olympiques…

Photos Corinne Dubreuil

15 août 2008

Tom Cruise, Google ads et les sites gays

Tom Cruise déteste l'idée qu'on le croit homosexuel, ce n'est pas nouveau. J'ai suffisamment publié (et écrit moi-même) de brèves sur les outings à succession dont il a fait l'objet, sur les procès qu'il a intentés etc. lorsque je travaillais à Têtu pour savoir que le sujet est plus que sensible. Je ne porte aucun jugement, la vie de Tom Cruise ne m'intéresse pas plus que ça. Je lui préfère - de très loin - Angelina Jolie. Tout ce qu'elle fait m'intéresse, je suis fan, j'adore Brad Pitt, pour moi c'est le couple à la Walt Disney, la princesse et le prince qui se marient à la fin du film. J'ai d'ailleurs beaucoup aimé l'info, ces derniers jours, selon laquelle Angie devrait finalement remplacer Tom Cruise au casting d'Edwin A. Salt, film d'espionnage de Philip Noyce.
Tom Cruise, donc, ne veut pas qu'on dise qu'il est homo, c'est établi. Sachant cela, vous comprendrez que j'ai été plutôt amusée de voir une bannière de pub pour le site officiel de l'acteur américain, à l'occasion de ses 25 ans de carrière, sur le site GLBTQ.com, puis quelques jours plus tard à côté d'un article sur le mariage des homos en Californie. Je vous laisse voir par vous-même sur les captures d'écran ci-dessous. Ah, les mystères des Google ads…